Qu’est-ce que l’illettrisme

Quand des personnes ont été scolarisées en France, ou dans des pays où le français est langue maternelle, voire officielle du pays, et « qu’elles n’ont pas pu acquérir une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base pour être autonome dans les situations de la vie courante, on parle d’illettrisme ».

Le terme d’illettrisme est un mot à consonance assez dure, qui souvent suscite la réaction, l’indignation, mais qui est encore aujourd’hui nécessaire pour nommer ce qui l’est et pour ne pas minimiser l’impact que cela a sur les victimes.
Rappelons d’abord que l’illettrisme est un problème qui, jusque dans les années 70, n’en était pas un. Car, bien que renvoyant à une extrême diversité de situation, l’illettrisme est à rapprocher des récentes transformations organisationnelles qui modifient notre vie quotidienne dans tous les domaines ; et proportionnellement, à l’augmentation des exigences de qualification professionnelle induites par un marché du travail également en pleine mutation.

L’illettrisme est donc un soucis historiquement daté, du fait que les exigences sociales et professionnelles n’ont cessées de croître ces dernières décennies. Elles ont rendu, d’une part, le recours à l’écrit de plus en plus nécessaire pour les actes de la vie quotidienne, et ont restreint, d’autre part, les relations sociales, et l’accès a la culture et au marché de l’emploi pour les personnes de faible qualification.
D’où la problématique que connaissent ces femmes et ces hommes pour surmonter ce handicap au travail, garder et trouver un emploi, ou développer de nouvelles compétences qui leur permettraient d’évoluer dans la vie professionnelle. La situation d’illettrisme est également un frein à la formation, donc à leurs possibilités d’évolution au sein de l’Entreprise et de la société.

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